Ils parlent de la Fondation
et des IUT

Bertrand Corbeau Bertrand Corbeau Directeur général de la Fédération nationale du Crédit Agricole

L’IUT défend un modèle d’enseignement entièrement tourné vers l’action. Il offre un bel équilibre entre formation académique et transfert d’expérience, grâce aux interventions de dirigeants et cadres d’entreprise. Les professionnels viennent à la rencontre des étudiants pour leur transmettre le goût de l’entreprise. Cette formation offre aux jeunes l’occasion de se frotter immédiatement aux réalités, et de gagner en rapidité de compréhension des attendus de l’entreprise, ce qu’on acquiert plus difficilement sur les bancs d’un amphi.
Dans un marché de l’emploi de plus en plus exigeant, l’IUT offre un bon socle pour tous ceux qui ont de l’envie, de la motivation et de l’énergie pour apprendre. L’IUT offre une belle base vers une poursuite d’études, mais forme aussi des professionnels opérationnels qui pourront continuer à se former tout au long de leur vie s’ils en éprouvent le besoin. Pour ma part, si mes parents n’avaient pas beaucoup d’argent à m’offrir pour payer mes études, ils m’ont transmis le goût de l’effort et du travail. J’ai donc commencé par entrer à l’IUT du Mans en GEA, avant de faire un Master banque, puis un Master marketing et l’INSEAD. Au moment d’entrer dans la vie active, j’ai choisi de commencer ma carrière comme agent d’accueil au Crédit Agricole. C’était le début d’un beau parcours.

Bruno Vaquette Bruno Vaquette Président Sodexo Chine

Etudiant à l’IUT Techniques de commercialisation d’Amiens, j’ai apprécié le côté pragmatique de cette formation. Après avoir rejoint une école de commerce pour compléter mon parcours, j’ai directement trouvé un emploi. J’ai d’abord mené une carrière en France avant d’être appelé pour diriger Sodexo en Chine, poste que j’occupe depuis 18 mois. Aujourd’hui encore, je fais appel, dans le cadre de mes activités professionnelles, à des techniques acquises pendant mes études. Au bout de deux ans, l’IUT offre un bagage pertinent pour ceux qui souhaitent entrer directement dans la vie active, grâce à un équilibre ingénieux entre savoirs théoriques et mises en pratique. L’IUT forme des jeunes immédiatement opérationnels. C’est une de ses grandes forces. La Fondation Nationale IUT va permettre de créer un maillage nécessaire entre tous les IUT pour défendre ce modèle de formation qui souffre encore d’un déficit de notoriété tant auprès des jeunes que des entreprises.

Murielle Lapage Murielle Lapage Dirigeante de Lapage Autocars

Je vis une grande histoire avec l’IUT GLT de Tourcoing puisque qu’après y avoir été étudiante, j’y enseigne depuis désormais 24 ans. C’est dire à quel point je suis attachée à cette formation. En tant que dirigeante de l’entreprise familiale, j’ai notamment recruté trois collaborateurs en contrat de professionnalisation dans le cadre d’une licence professionnelle. A ce titre, je suis convaincue que l’IUT contribue à révéler les talents en offrant aux jeunes l’occasion d’apprendre à mieux se connaître. Le système IUT est construit pour connecter les jeunes à l’entreprise. C’est d’ailleurs sa grande force. Les interventions de professionnels et les stages leur permettent non seulement de s’ouvrir sur des métiers qu’ils n’imaginaient pas mais aussi de mieux percevoir la réalité du terrain. Cet équilibre entre théorie et ouverture sur l’environnement économique permet de préparer concrètement les étudiants à leur entrée sur le marché du travail.

Grégory Becquembois Grégory Becquembois Co-fondateur Decision Network

Je suis convaincu que l’IUT a largement contribué à ma réussite professionnelle. La plupart de mes opportunités professionnelles sont venues de l’IUT. Passionné d’informatique, j’ai étudié à l’IUT de Statistique et informatique décisionnelle de Roubaix, avant de décrocher une licence professionnelle d’informatique appliquée à l’IUT de Vannes. Comme moi, la plupart des étudiants de ma promotion ont trouvé du travail avant la fin de leurs études, grâce à une formation équilibrée, en contact permanent avec le terrain. Après une première expérience en société de services et plusieurs années de professorat à l’IUT de Roubaix, j’ai créé le GIE Décision Network en 2006. Aujourd’hui, plus de la moitié de mes collaborateurs sont passés par un IUT STID. Certains de mes anciens élèves travaillent à mes côtés. D’autres sont devenus mes clients. Très ancrés dans leur environnement économique, les IUT sont en interaction constante avec les entreprises de leur secteur. Ils ont d’ailleurs contribué au développement d’un logiciel qui fait désormais référence dans le milieu et sur lequel tous les étudiants sont formés.

Alexandre Coulon Alexandre Coulon Program director Thales Avionics

C’est grâce à l’IUT que j’ai pu découvrir les Etats-Unis à l’occasion d’un stage. Alors étudiant en techniques de commercialisation à Montluçon, j’ai immédiatement compris que je travaillerais là-bas, j’ai donc commencé à réfléchir mon parcours en ce sens. Aujourd’hui à la tête d’une équipe de 10 personnes en tant que directeur des programmes pour l’Europe et l’Afrique chez Thalès Avionics, je garde un souvenir fort de mes études. Pour moi, l’IUT est un vivier de talents pour les entreprises qui cherchent des professionnels immédiatement opérationnels et un tremplin pour permettre à des jeunes de rapidement débuter leur carrière. Le système IUT est moderne car il touche à la réalité du terrain. Ce que j’y ai appris était directement applicable en entreprise, des cours de stratégie à ceux de comptabilité. Le discours des équipes pédagogiques est ancré dans le réel.
Mais ces études m’ont aussi permis de développer des talents latents. A 20 ans, de nombreux jeunes manquent de confiance en eux. En les aidant à se révéler, l’IUT leur offre une formidable opportunité. Une chose est sûre, c’est là-bas que j’ai découvert mes aptitudes au leadership.

David Buffat David Buffat

J’avais fait le choix de faire un DUT Techniques de commercialisation (promotion 1994-1996) car le format était intéressant, la formation proposait de la théorie et de la mise en pratique. Après mon DUT j’ai fait un DU MATIS (Mathématiques et informatique des systèmes complexes et distribués). »
À la fin de mon DU, j’ai effectué mon stage de fin d’études chez Michelin, qui m’a proposé un poste que je n’ai pas accepté. Après mon service militaire, je me suis orienté dans le secteur bancaire : la Caisse d’Epargne, puis la Société Générale.
Un excellent souvenir à l’IUT de Montluçon, la participation à un projet « Formule E » : le principe était d’aller démarcher des entreprises qui avaient des difficultés à recruter, et de leur proposer des étudiants pour travailler dans leur entreprise. Notre professeur de ressources humaines nous a beaucoup aidés lors de ce projet. Nous étions en déplacement dans toute l’Auvergne.
L’IUT est une école de la vie, c’est-à-dire qu’on est formé pour devenir des professionnels et nous n’avons pas de surprise quand nous rentrons en entreprise. En trois mots l’IUT c’est : formateur, initiatives et camaraderie.
La force de l’IUT c’est le lien formation – mise en pratique – recherche ; c’est une formation universitaire qui la distingue des BTS.
J’ai gardé une dizaine d’amis de l’IUT notamment grâce à Facebook qui permet de garder le lien.
Si je devais refaire mon parcours, je referais un DUT mais je ne pense pas que je poursuivrais vers un DU. J’aurais continué à l’étranger, pour apprendre l’anglais, dans une université ou dans une école de commerce.

Olivier Bertoncello Olivier Bertoncello

Olivier Bertoncello est un entrepreneur de 42 ans qui a créé son entreprise de data consulting à Séville, où il vit depuis 9 années.
Après avoir validé une maîtrise en histoire, Olivier s’est orienté vers un IUT d’Informatique à Bordeaux. Il a réalisé ce cursus en année spéciale, ce qui permet de valider le même diplôme en une seule année, nous explique-t-il.
Lorsqu’il a intégré cette formation, Olivier ne savait pas ce qu’il souhaitait faire par la suite, mais grâce aux enseignements qu’il a reçus, il s’est passionné pour l’informatique et plus précisément, pour les bases de données. Avec le peu d’étudiants que comptait la promotion (environ 15 personnes), l’ambiance était plutôt conviviale et permettait de fournir un travail sérieux. C’est aussi un professeur qui lui a donné envie de travailler dans le domaine où il est aujourd’hui : « Mr Pouillot était un de mes professeurs, mais aussi un chercheur au CNRS. Après avoir été mon enseignant, c’est devenu mon collaborateur ».
« Si j’avais pu, j’aurais fait des études plus poussées mais grâce au tremplin que m’a fourni le DUT, j’ai rapidement trouvé du travail : d’abord au CNRS à Paris, puis à Toulouse et Bordeaux ». Pour terminer, Olivier s’est expatrié à Séville.
Aujourd‘hui, son entreprise est spécialisée dans plusieurs domaines, notamment des sites web, des applications diverses (référencement, gestion, …). L’entreprise travaille à l’international (France, Grande Bretagne, Ukraine, ….).

Emmanuel Auvitu Emmanuel Auvitu

Après une expérience en fac de sciences à Limoges, j’ai choisi l’IUT pour son côté encadrement de la formation, pour l’autonomie qu’il avait et aussi les travaux pratiques qui nous mettaient en situation professionnelle. J’ai donc fait un DUT TC à Montluçon (promotion 1992) car cet IUT avait une bonne réputation. Après mon DUT, j’ai fait un DU MACI.
C’est à l’IUT que mon projet professionnel s’est dessiné. Je me suis rendu compte que je m’étais trompé d’orientation et que je voulais être professeur.
Les meilleurs souvenirs que je garde de l’IUT sont la confiance et la responsabilisation données à l’étudiant et le management d’équipe. Je n’ai pas de mauvais souvenir, mais j’aurais aimé avoir plus de moyens pour travailler les langues. Si je devais résumer en trois mots mes études à l’IUT, je dirais : autonomie, responsabilisation, travail d’équipe.
Comment résumer l’enseignement à l’IUT : c’est un équilibre entre la théorie et la pratique, une formation assez généraliste mais avec beaucoup de mises en pratique, ainsi que les projets en groupe en adéquation avec le monde professionnel.
Si je devais donner des conseils à un étudiant en IUT, je lui dirais d’une part de ne pas négliger l’aspect linguistique et les stages à l’étranger qui sont toujours un plus, et d’autre part de faire un Bac+3, plus particulièrement une licence professionnelle en alternance que je considère comme un tremplin pour le monde professionnel.
Par exemple, Michelin où je travaille aujourd’hui, collabore avec les IUT pour des offres d’emploi en alternance.

Christian Parnin Président SIS
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