Projet soutenu

Projet de collecte bio-inspirée : une réalité au Bénin

Cette année, les étudiants de l’IUT Paris-Diderot ont mis en place, à l’occasion de leur projet tuteuré, un projet de collecte bio-inspirée de la vapeur d’eau atmosphérique. Le projet s’est vite changé en projet de recherche, avec pour objectif d’étudier la possibilité de mettre au point des membranes. Ces membranes doivent être aptes à condenser la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère au cours des heures les plus fraîches de la nuit et du matin. Grâce à ces membranes, les étudiants veulent mettre en place des installations de production d’eau potable en région sèche.

C’est via ce genre de projets que l’on reconnait la force de la formation IUT. Celui-ci promeut l’innovation et le développement durable, mais également les relations internationales, étant donné que la possibilité de réaliser un test en Inde a déjà été envisagée.

La Fondation Nationale IUT est fière de soutenir ce projet des plus prometteurs, et a pour objectifs de soutenir des projets de la même envergure, voire plus. Si vous souhaitez soutenir les projets des IUT, rendez-vous sur www.fondationnationaleiut.org/soutien

 

DU PROJET A LA REALITE

Avec un groupe de quatre étudiants en DUT Mesures physiques, l’enseignant-chercheur a développé un prototype de condenseur d’eau de rosée. Ce projet a été financé en grande partie par la Fondation nationale des IUT, en collaboration avec l’organisation OPUR et les conseils de son président Daniel Beysens. « Notre dispositif est constitué d’un « foil », une sorte de toile en polyéthylène, qui présente de fortes propriétés radiatives dans l’infra-rouge. Ainsi la vapeur d’eau atmosphérique va pouvoir se condenser sur la toile qui se refroidit par l’échange radiatif avec le ciel la nuit, puis les gouttelettes d’eau de rosée vont pouvoir glisser le long de la paroi inclinée dès qu’elles seront suffisamment grosses pour ensuite être alors stockées dans des récipients ». La toile d’un mètre carré permet de collecter environ un demi litre d’eau par nuit. Laurent Royon travaille également avec un doctorant, Joachim Trosseille, sur ce projet de recherche en proposant de rainurer la surface du condenseur en vue d’améliorer le rendement du dispositif. Les deux chercheurs, guidés par les principes du biomimétisme, ont étudié la surface à la fois de la carapace d’un scarabée de Namibie et d’un cactus afin de définir la configuration optimale des rainures.

Laurent Royon a profité d’un séjour en Afrique pour installer le condenseur d’eau de rosée dans un petit village au nord de Cotonou « Nous avons choisi le village de Logozohé car il se situe dans une région où la rosée du matin est relativement présente »; « Si les résultats de cette expérience s’avèrent satisfaisants, nous espérons tendre une « toile » de 1800 m2 l’année prochaine. Cela permettrait de stocker presque 1000 litres d’eau par nuit »